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Pourquoi je tourne en boucle sur une décision professionnelle ?

  • 19 août
  • 5 min de lecture

Vous tournez souvent en boucle sur une décision professionnelle parce que vous essayez de raisonner à partir d’éléments incomplets, mélangés à des suppositions, des interprétations et des craintes. Tant que tout reste dans votre tête, la réflexion recommence sans réellement progresser.

Ce blocage ne signifie pas nécessairement que les options envisagées sont mauvaises. Il peut aussi indiquer que le véritable objectif n’est pas encore clairement défini, que le coût réel de chaque choix n’a pas été évalué ou qu’une option importante n’a pas encore été découverte.


Commencer par distinguer les faits des suppositions


Une décision devient difficile lorsque les faits vérifiables, les interprétations et les anticipations sont placés au même niveau. « Si je fais cela, il va forcément se passer ceci » ressemble à une certitude, mais il s’agit souvent d’une supposition qui n’a jamais été vérifiée.


Pour remettre de l’ordre dans votre réflexion, posez les éléments sur papier en trois catégories :

  • ce que vous savez avec certitude

  • ce que vous supposez

  • ce qu’il reste à vérifier.


Pour chaque affirmation, demandez-vous : qui le dit ? Sur quelles données repose cette conclusion ? Combien cela coûte-t-il réellement ? Quelle est la procédure exacte ? Quelles conséquences sont certaines et lesquelles sont seulement imaginées ?


L’objectif n’est pas d’écarter l’intuition. Il est de l’empêcher de décider seule à partir d’informations vagues. Vous pouvez alors regarder la situation comme elle est : ni pire, ni meilleure.


Aller au bout d’un raisonnement à la fois


Lorsque le temps, l’argent, la charge de travail, les conséquences humaines et la peur de se tromper sont examinés simultanément, chaque réflexion en déclenche une autre. Vous avez alors l’impression d’analyser la situation, mais aucun raisonnement n’est réellement mené jusqu’au bout.


Prenez chaque option séparément et répondez précisément à quatre questions :

  • En quoi consiste exactement cette option ?

  • Quelles seraient ses conséquences concrètes ?

  • Que vous coûterait-elle en argent, en temps, en énergie ou en renoncements ?

  • Que vous coûterait le fait de ne pas la choisir ?

Une fois ce travail réalisé pour chaque possibilité, vous disposez enfin d’éléments décisionnels comparables. La décision ne repose plus uniquement sur une sensation générale.


Et si la bonne option n’était pas encore visible ?


Nous raisonnons généralement à partir des possibilités que nous avons déjà identifiées. Nous finissons alors par considérer la réalité que nous voyons aujourd’hui comme la seule envisageable.

Pourtant, nous ne savons pas ce que nous ne savons pas. Si aucune option ne paraît satisfaisante, le problème ne vient donc pas toujours d’une incapacité à choisir. Il peut manquer une information, une manière différente de formuler le problème ou une possibilité que vous n’avez simplement jamais envisagée.

Dans ce cas, tourner en boucle peut être un signal utile : vous essayez peut-être de choisir trop tôt entre des options incomplètes.

Pour ouvrir la réflexion, posez-vous ces questions :


  • Qu’est-ce que j’ai écarté sans réellement le vérifier ?

  • Que choisirais-je si les options actuellement envisagées n’existaient pas ?

  • Qui a déjà rencontré une situation comparable ?

  • Le problème que j’essaie de résoudre est-il correctement formulé ?


Ne pas s’arrêter à la première raison


La première explication d’un blocage est rarement fausse, mais elle est souvent incomplète. « Je n’ai pas le temps », « cela coûte trop cher » ou « je ne peux pas gérer cela seul » peuvent masquer une raison plus déterminante.


La méthode des cinq pourquoi consiste à poursuivre le questionnement au lieu de s’arrêter à la première réponse.

Le nombre cinq n’est pas une règle absolue :

l’objectif est d’aller suffisamment loin pour identifier ce qui bloque réellement.

Une personne peut, par exemple, expliquer qu’elle ne lance pas une nouvelle activité par manque de temps. En poursuivant la réflexion, elle évoquera peut-être le coût, puis sa charge de travail actuelle, avant d’admettre finalement qu’elle n’a tout simplement pas envie de développer cette activité.

Le problème n’est alors plus une question d’organisation ou de budget. La décision devient plus claire parce que la véritable raison a enfin été formulée.


Ce qu’un regard extérieur peut révéler


Lors d’un repas de Noël, mon cousin expliquait qu’il venait de réaliser un bilan de compétences. Ma tante lui a simplement demandé : « Pourquoi tu n’as pas demandé à Jean-Paul ? »

J’ai répondu machinalement que l’on ne travaillait pas en famille. Mais cette question en a immédiatement déclenché une autre : pourquoi est-ce que je ne proposais pas moi-même de bilans de compétences ?

J’étais coach depuis deux ans. J’avais la qualification, les connaissances et un parcours pertinent pour le faire. J’avais longuement réfléchi aux différentes manières de développer mon activité, mais cette possibilité ne m’était jamais apparue.

Une personne extérieure ne connaît pas nécessairement mieux votre situation que vous. En revanche, elle peut vous demander d’expliquer ce qui vous paraît évident : comment, pourquoi, combien, selon quelle procédure et à partir de quelles informations.

En formulant vos réponses, vous êtes obligé de regarder séparément les éléments que vous mélangiez jusque-là.

C’est parfois cette prise de recul qui permet de découvrir ce qui était sous votre nez.


Comment sortir d’une décision qui tourne en boucle ?


Pour remettre de l’ordre dans votre réflexion, avancez dans cet ordre :

  1. Formulez précisément la décision à prendre en une seule phrase.

  2. Séparez ce que vous savez, ce que vous supposez et ce que vous devez vérifier.

  3. Listez toutes les options disponibles, y compris celles qui vous déplaisent ou vous semblent peu réalistes.

  4. Évaluez séparément le coût de chaque choix et celui de l’inaction.

  5. Poursuivez le questionnement jusqu’à identifier la véritable raison du blocage.

  6. Faites expliquer votre raisonnement à une personne extérieure capable de vous questionner sans décider à votre place.


L’objectif n’est pas de prendre une décision à tout prix. Il est d’obtenir une vision suffisamment claire de la situation pour choisir en connaissance de cause. Certaines décisions resteront difficiles, mais elles ne seront plus confuses.



Questions fréquentes sur la prise de décision


Pourquoi est-ce que je n’arrive pas à prendre une décision professionnelle ?

Le blocage peut venir d’informations incomplètes, de suppositions considérées comme certaines, d’un objectif mal défini ou d’options qui n’ont pas encore été identifiées. Cela ne signifie pas nécessairement que vous êtes incapable de décider.


Comment savoir s’il me manque des informations ou si j’ai peur de décider ?

Si vous ne pouvez pas expliquer précisément les conséquences, le coût ou la procédure de chaque option, il manque probablement des informations. Si les faits sont clairs mais qu’aucun choix ne semble acceptable, il faut plutôt examiner les peurs et les renoncements associés à la décision.


Faut-il suivre son intuition pour prendre une décision ?

L’intuition peut signaler qu’un élément n’a pas encore été compris, mais elle ne doit pas remplacer les faits. Utilisez-la comme une invitation à approfondir la réflexion, pas comme la seule justification du choix.


À qui parler lorsqu’une décision tourne en boucle ?

Choisissez une personne extérieure à la situation, sans enjeu affectif, politique ou hiérarchique. Son rôle n’est pas de décider à votre place, mais de questionner votre raisonnement et de vous aider à voir les éléments que vous ne distinguez plus seul.



Besoin d’un regard extérieur sur votre décision ?


Si vous tournez en boucle sur une décision ou une situation professionnelle complexe, une séance de coaching permet de poser les éléments, de questionner vos suppositions et d’examiner les options que vous ne distinguez plus seul.

Je ne décide pas à votre place et je ne vous explique pas votre métier. Je vous aide à retrouver une vision suffisamment claire de la situation pour prendre votre propre décision.


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